Vous voyez le monde que vous pensez et non celui qui s’étale devant vous.

Qu’est-ce qui vient en premier, les pensées ou la vue ? La perception se crée par les penséesCe que vous voyez ou ce que vous pensez ?

Pour répondre à cette question, je vous propose une petite expérience. Qu’est-ce que ces signes désignent? C’est quelque chose qui vous est archi connu. Dessinez donc en quelques traits cet objet que vous voyez et donnez lui un nom. 

Si maintenant vous copiez ces signes et vous les placez dans la barre de recherche des images sur google, cette chose vous apparaîtra.

A cette chose qui apparaîtra en image vous avez donné un nom, ou du moins vous avez accepté de donner le nom que vos parents lui ont donné. C’est une……. Donc face au monde que vous voyez, ici la …………., ce sont vos pensées qui sont déterminantes. Ce ne sont pas les yeux qui voient, mais vos pensées.

Seules les pensées vous permettent de voir.

Si maintenant, face à une scène de vie on vous interpelle avec la question Comment voyez-vous la chose, on aurait mieux fait de vous poser la question en ces termes, comment pensez-vous la chose ?

Vous pouvez maintenant vous dire quelle différence cela fait-il ?

La différence est énorme, ce sont vos pensées qui vous font voir le monde. C’est votre pensée qui vous fait voir en une pomme une pomme. Si votre entourage vous aurait dit que la pomme s’appelle bidule, vous ne verriez pas une pomme mais un bidule.

En quoi cette question “Qu’est-ce qui vient en premier, ce que vous voyez ou ce que vous pensez ?” est importante ? C’est que cela influence votre vie de tous les jours.

D’où viennent nos pensées ?

Mais d’où viennent nos pensées si elles ne viennent pas de ce que nous voyons? Elles ne viennent non pas du cerveau, mais du profond de notre être. Le cerveau n’est que le neurotransmetteur. Entre cette profondeur de notre être et le cerveau il y a un filtre qui s’appelle conscience. Notre être ne peut nous transmettre que ce que notre niveau de conscience peut reconnaître.

Tout naît donc d’une pensée. La pomme que vous voyez naît de la pensée. Une situation de vie que vous observez naît de votre pensée. Sur tout ce que vous voyez vous injectez une interprétation, un nom, une histoire, l’histoire de votre être.

Une pensée c’est comme une graine que vous mettez dans la terre. Si vous l’arrosez, si vous la nourrissez, elle commence à germer et donne un sentiment, une habitude. Pensées, sentiments, habitudes peuplent alors votre vie et dirigent vos actions. Les pensées génèrent des sentiments comme par exemple de peurs, de joie, de culpabilité, de supériorité, de haine, de colère, de tristesse. Ce sont ensuite ces pensées, ces sentiments qui vous poussent à des actions et à la longue peuvent se transformer en des habitudes, des préjugés, des distorsions de vérités.

Quand vous voyez une pomme vous voyez plus qu’une pomme, vous voyez la pomme en situation. Avec vos pensées vous réagissez à cette première pensée pomme. Vous pouvez penser faim, ou je n’aime pas les pommes. Vous pouvez penser jolie couleur, ou pesticides, insecticides, car cette pomme est trop belle pour être vrai.

A travers ces pensées, et leur répétition vous créez un sillon en vous, un sentiment, une habitude ; j’adore les pommes ou décidément je n’aime pas les pommes et vous allez agir en conséquences.

Nos pensées peuvent être modifiées ?

Si maintenant vous avez le sentiment que les choses ne se passent pas comme vous le souhaitez dans votre vie, vous devez d’abord changer votre pensée. Une situation est neutre, c’est un fait . Elle est. C’est vous par vos pensées qui lui attribuez une valeur, un sentiment.
Vous n’aimez pas le goût d’un aliment ? C’est vos pensées qui vous disent cela. Un goût est, mais c’est votre pensée qui lui attribue une valeur, bon ou mauvais.

Si vous changez la pensée, si vous pensez une situation autrement, si vous arrosez, nourrissez cette nouvelle pensée elle va progressivement s’installer en vous, en votre être. Vous créerez un nouveau sillon en vous.
J’ai personnellement pratiqué cela. Pendant 60 ans j’ai refusé de manger du fenouil. J’ai refusé ce goût de fenouil. Un jour j’ai décidé de modifier mes pensées face au fenouil et je me suis mis à le manger. J’ai donc crée un nouveau sillon et aujourd’hui je mange volontiers le fenouil.

Donc si vous voulez que les choses changent dans votre vie, dans tous les domaines et pas seulement en ce qui concerne un aliment que vous n’aimez pas, changez de semence, de pensées. Acceptez les situations telles qu’elles sont mais remplacez les mauvaises pensées par des bonnes, des pensées négatives par des positives. Regardez les situations de vie, le monde autrement. Les pensées sont plus faciles à changer que les sentiments, habitudes ou préjugés.