Message qui m’a profondément touché et que je souhaite vous faire découvrir. Aimablement mis à disposition par © Dominique Jeanneret
Jeudi 26 septembre 2013

Les tourbillons qui claquent au cœur

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Les énergies tourbillonnent à vitesse grand V pour beaucoup d’entre nous cette semaine. C’est assez hallucinant…

Vendredi dernier, j’arrive chez mon amie en Estrie où je suis censée passer la fin de semaine à me reposer avec elle. J’en rêvais : placoter tranquillement, tricoter, marcher, manger, dormir, regarder un ou deux bons films…

J’apprends en arrivant que son médecin lui a dit d’aller à l’urgence. Son cancer avance rapidement. Les métastases dans ses os du crâne pèsent à des endroits-clé dans son cerveau. Elle commence à perdre de la motricité du côté droit. Sans compter les souffrances dans le reste du corps.

Je passe à fin de semaine à son chevet à l’urgence. Elle espère que cela ne sera plus long. Elle est tannée de souffrir et je la comprends.

La volonté de vivre

Lundi matin, 8h, mon médecin m’appelle pour me dire que des cellules anormales ont été trouvées dans mon bilan gynécologique. Elles ne sont pas cancéreuses, me dit-il d’emblée, mais peuvent le devenir. Il désire que j’aille passer des analyses plus poussées.

Sur le coup, ce fut le choc. Les larmes ont coulé puis la colère s’est installée. «Pourquoi ça ? Je viens de passer deux jours aux côtés de mon amie qui se meurt et ce serait à mon tour d’être malade ? Comme si je n’avais pas assez souffert dans ma vie !».

En fait, cela m’a ramenée à une question de fond : est-ce que je veux vivre ou mourir ?

Bon, j’avoue, j’ai eu des moments – comme bien du monde – où je n’avais plus envie de vivre mais, par contre, il n’est pas question que je souffre. J’ai assez donné dans le domaine.

En laissant monter la colère, la réponse est arrivée toute seule. OUI, je veux vivre et EN SANTÉ.

Si la colère n’était pas montée et que j’étais restée dans le désespoir, la réponse aurait probablement été NON. Ceci dit, je suis toujours en colère de me faire vivre cette possibilité de devoir laisser un docteur aller farfouiller mon intimité. Depuis mon accident, je suis devenue extrêmement sensible quand on veut me piquer ou m’enfourner quelque chose dans le corps et je fais tout pour me tenir très loin du monde médical.

Je ne pense pas que ce que j’ai peut-être soit grave. C’est juste une claque de la vie pour me faire décider si je veux continuer mon chemin avec elle ou pas, après avoir passé deux jours au chevet de mon amie qui, elle, oscillait entre les deux mondes depuis longtemps et qui terminera son chemin sur terre bientôt.

Le coeur

Ce matin, je vais passer un «tapis roulant», un test d’effort pour mon cœur. Le cardiologue est très gentil et consciencieux. A première vue, j’ai une bonne capacité cardiaque et mon cœur va bien mais, pour se rassurer, je dois aller passer deux autres examens. Ils vont prendre mon cœur en photo. Je vais pouvoir le mettre au mur comme ça !

Il aurait juste pu me dire que tout va bien et bye bye. Je n’ai pas besoin d’une deuxième épée de Damoclès sur la tête cette semaine même si je sens que mon cœur va bien. J’ai beau être «tough» (dure, solide), j’ai le cœur sensible (mais pas malade !) ;-))

La décision

De son côté, mon coloc et ami avait une grosse décision à prendre. Tellement grosse qu’il en a fait une crise et voulait tout envoyer promener hier, et encore ce matin, moi y compris. Wow… je veux bien être gentille mais, ces jours-ci, j’ai besoin de mon énergie pour moi. On peux-tu s’calmer le pompon svp ?!

Au moment où j’écris ces lignes, la décision vient d’être prise et ça s’est terminé par trois gros hugs. Il risque d’y avoir quelques soubresauts car il n’y a pas de retour en arrière possible et il va devoir vivre avec sa décision mais au moins, le gros est passsé…

Bon, je vous laisse là-dessus. J’ai des courses à faire. C’est bien beau de surfer sur des vagues de 15 mètres cette semaine, on doit quand même continuer à manger… et puis ça fait du bien de faire des choses pour se faire du bien…

Accrochez-vous au gouvernail, ça devrait passer rapidement. D’après la météo, le soleil est censé revenir demain !

A la semaine prochaine !

Chaleureusement

Dominique Jeanneret

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