Penser santé et bien-être

Penser votre santéCette interrogation est cruciale, car de notre manière de penser dépendent les actions que nous entreprenons. Ainsi si on pense santé au travail, on pense mesure à prendre pour protéger les travailleurs contre les risques d’atteintes à la santé. En fait on pense maladie, accident plutôt que santé.

Définir la santé comme une absence de maladie me semble insuffisante. La santé n’est-elle pas tout simplement l’énergie de vie ? Cette énergie qui nous permet de vivre, de réussir, de réaliser nos projets personnels et de rêves ? L’OMS (Organisation mondiale de la santé) définit d’ailleurs bien la santé en terme de bien-être global et non comme une absence de maladie.

La santé est tout d’abord individuelle, elle n’est pas divisible ou morcelable, elle est globale, attachée à une personne qu’elle soit au travail ou non. La santé est bien davantage aussi que le bon fonctionnement de nos organes individuels. C’est du bien-être dans notre environnement physique et relationnel.

De nombreuses recherches le prouvent, la santé de l’individu dépend de l’environnement dans lequel il vit. En effet, il échange de nombreuses ressources physiques et relationnelles avec son environnement.

La santé ne concerne donc pas uniquement votre personne mais aussi les échanges que vous entretenez avec votre environnement. Mais vous vous êtes déjà posé la question si ce que vous laissez entrer en vous, vous fait plutôt du bien ou du mal ? Je sais que ces nombreux échanges avec notre monde extérieur se passent le plus naturellement possible sans que nous nous en apercevons et sans qu’ils n’aient jamais donné lieu à une interrogation de notre part, à moins de rencontrer des dysfonctionnement ou des désagréments.

Même, si nous vivons aujourd’hui bien plus longtemps que par le passé, dans notre société de plus en plus de personnes rencontrent toujours davantage de problèmes de santé. Pourquoi ?

De très nombreuses études et recherches le montrent, beaucoup de maladies sont influencées par l’environnement à la fois physique et relationnel dans lequel nous vivons. Le stress est la conséquence directe de l’environnement dans lequel nous vivons. Une équipe de chercheur canadiens à montré que nous sommes construit pour supporter entre 5 à 7 situations stressantes par semaine, mais nous en vivons jusqu’à 50 par jour. Il n’est dès lors pas étonnant de voir le stress et les maladies qui en découlent se répandre à travers notre société.

D’autres facteurs nous agressent encore sans que nous nous en rendons toujours compte. Ce sont tous les micro polluants que nous laissons entrer en nous, soit par la respiration, l’alimentation, les boissons ou le toucher.

Si notre corps est fait pour traiter ces situations, un trop plein durable va dérégler le subtile équilibre de la vie et nous rendre malade. Alors se pose la question, que puis-je faire, que dois-je faire pour rester en forme, quelque soient mes activités, quelque soit l’environnement dans lequel je dois agir ?

Vous le savez certainement, tout ce à quoi on porte son attention croit, et tout ce à quoi on ôte son attention meurt. Il est donc souhaitable de porter son attention à la santé, sa manière de penser la santé.

Ma manière de penser la santé se résume ainsi : le bien-être commence chez moi et ma santé est mon affaire. Personne d’autre que moi est en mesure de filtrer ce qui entre en moi. Quelles idées, quelles connaissances, quelles substances, quels aliments et boissons, etc. je laisse entrer en moi.

C’est donc bien moi qui est responsable de ma santé, de mon bien-être. Et en aménageant mon environnement, je peux influencer ce que je laisse entrer en moi.

Personnellement, je suis persuadé, si nous voulons vivre mieux, si nous voulons vivre dans un monde meilleur, chacun doit y contribuer en vivant mieux lui-même. Le bien-être commence donc bien chez soi.

Le bien-être n’est pas morcelable, le bien-être est individuel, mais pour changer l’attitude pour faire entrer dans chaque individu l’idée que sa santé mérite son attention, il faut un environnement propice.

Le monde du travail, qui a besoin de travailleurs en plein forme et performant pourrait être le lieux pour communiquer un tel message. Le monde du travail a besoin de travailleurs en pleine forme, capables de réaliser de grandes performances et non pas des collaborateurs juste présent, pas malades, mais pas vraiment en forme. La santé au travail ne devrait donc pas se limiter à la prévention des risques de santé, mais elle devrait avoir comme ambition de diffuser des programmes qui permettent de développer une attitude Pro Santé parmi ses collaborateurs. Le bénéfice que l’entreprise peut en attendre, c’est une meilleure productivité et rentabilité, moins d’absence, des collaborateurs motivés et des coûts sociaux directs et indirects plus faibles.

En conclusion, et avant que vous songiez de développer un tel programme dans votre entreprise, je vous invite à faire un premier pas. Vous vous souvenez, le bien-être commence chez soi. Alors commencez à vous faire du bien, à penser votre santé et votre bien-être autrement.