Vivre, c’est communiquer et cohabiter

Vivre, communiquer, cohabiterDepuis quelques temps, je cherche à partager des informations et connaissances en matière de bien-être vital. La tâche s’annonce bien plus ardue que je me l’étais imaginée.

Capter l’attention des autres avec ce sujet est difficile : Pourtant 40 à 60% des personnes s’estiment être stressée et veulent que les choses se passent mieux dans leur vie.

Pourquoi est-ce si difficile ? Est-ce une question de sujet, de thème ou de communication ?

J’ai peut-être trouvé un début de réponse dans le livre de Dominique Wolton intitulé : « Informer n’est pas communiquer ». Il nous présente une autre approche de la communication. Celle des conditions d’acceptation ou de refus plutôt que celle de l’information et de la transmission du message.

Lorsque nous communiquons, nous le faisons :

  • pour vivre,
  • pour aménager notre espace de vie,
  • pour établir des relations avec les autres personnes.

Nous communiquons:

  • pour partager,
  • séduire et
  • convaincre et
  • le plus souvent pour les trois à la fois dans des proportions qui peuvent changer.

Cette communication de l’acceptation ou du refus est caractéristique d’une société libre, hors de structures hiérarchiques ou chaque récepteur décide lui-même quand il accorde son attention à un sujet, une idée ou un stimuli. C’est lui ensuite qui trie, refuse, filtre, hiérarchise, soumet à critique et à créativité, négocie et décide de ce qu’il veut en faire.

L’incommunication

Comme je viens d’en faire l’expérience, la communication ne s’établit pas sans difficultés. L’incommunication ou le récepteur n’est pas en ligne ou pas prêt à explorer ce que l’émetteur propose est devenue bien plus fréquente dans une société ou les êtres humains sont plus libres et égaux. Comment vaincre une telle incommunication ? Comment faire pour que votre interlocuteur accorde son attention au sujet et thème que vous désirez aborder avec lui ?

La vieille méthode d’une communication mercantile qui met le message et l’appel au centre ne fonctionne plus. Au contraire, une communication empathique qui donne toute sa place au récepteur et à sa liberté de décider est de mise aujourd’hui.

L’enseignabilité

Tout émetteur doit donc agir pour accroître l’enseignabilité du récepteur. Qu’est-ce que c’est l’enseignabilité ? Un être humain est enseignable quand il sait qu’il ne sait pas ou que partiellement et qu’il accepte de s’ouvrir aux idées nouvelles pour au moins les explorer et peut-être les adopter.

Le niveau d’enseignabilité peut être accru grâce aux interférences que l’émetteur réussit à introduire dans une structure de pensées figées. Une interférence est un sentiment d’inconfort, de doute ou de questionnement.

Malheureusement, l’attention est souvent fragile et rarement durable. Cette interrogation sur l’enseignabilité doit rester une préoccupation permanente lors de tout entretien.

Les interférences

Comment trouver des interférences ? Qu’est-ce qui différencie la manière de penser d’une personne qui réussit d’une personne qui ne réussit pas ?

1. En matière de santé et de bien-être, par exemple, la première différence qui me semble déterminante est la perception de la santé et de la maladie. Pour moi, l’être humain est programmé pour être en bonne santé et pour réussir. Manquer d’énergie, de vitalité et d’envie d’entreprendre est contraire à la nature humaine. Être en bonne santé, être en forme est un état naturel. Malheureusement, cet état naturel semble devenir l’exception. Stress, fatigues, maladies chroniques s’invitent de plus en plus dans notre vie et l’exception devient normalité. En plus, avec nos systèmes de santé, nous mettons les maladies au centre de nos préoccupations et de l’intérêt économique et oublions ainsi de focaliser sur la santé.

2. La seconde différence est l’idée de la responsabilité. Qui est responsable de quoi ? Pour de nombreuses personnes c’est le système de santé qui s’occupe de notre santé. Quand on est malade, on va chez le médecin ou chez le pharmacien qui nous donne de quoi nous réparer, nous soulager ou nous guérir. Et cela jusqu’au prochain mal-être ou à la prochaine maladie. Et si mal-être et maladies prennent de plus en plus le dessus sur votre bien-être et votre forme ?

Le médecin, le système de santé est responsable des maladies, des réparations et vous de votre santé.


Mais savez-vous ce que vous pouvez faire, entreprendre concrètement pour vous donner santé, énergie, vitalité et envie d’entreprendre jour après jour ? La grande majorité des personnes n’ont que quelques connaissances rudimentaires. C’est souvent insuffisant pour avoir du succès.

3. La troisième différence est l’ignorance des mécanismes de la santé et le niveau d’enseignabilité. Savez-vous qu’être en bonne santé ne signifie pas, efforts, souffrances et privations ? De très nombreuses personnes pensent que pour être en bonne santé l’être humain doit souffrir et renoncer et elles ont donc tendance à évacuer cette question en refusant de s’y intéresser.

Portez attention

Disons-le très cruellement, votre santé n’intéresse personne ou au mieux quelques personnes qui vous sont proches. Ni votre médecin, ni votre pharmacien, ni l’hôpital ne sont intéressés par votre santé. Cependant pour réussir votre vie, vous avez besoin de toutes vos forces. Votre santé et votre bien-être en sont les clés.

Portez donc votre attention aux mécanismes de vie qui vous permettent de faire émerger ce bien-être vital dans votre vie quotidienne. Découvrez ce que vous pouvez personnellement entreprendre pour vivre mieux et garder votre santé. Fuir cette responsabilité est renoncer à prendre votre vie en main.

Environnement relationnel et communication

Dans un monde complexe, la communication a pour but d’organiser les relations humaines. Elle doit aider chacun à se situer et à lui permettre de cohabiter en paix avec les autres malgré nos différences. Elle doit permettre de rendre visible les différences et de procéder à des questionnements critiques et créatives. Par mes billets et mon site, je souhaite contribuer à cette communication sur le bien-être de chacun.

Deux aspects de cette communication méritent encore notre attention :

  • la discontinuité et
  • la cohabitation.

La forme, la santé n’est que rarement prise en considération de manière continue. Il faut un besoin intensif, être malade ou rencontrer un dysfonctionnement de son corps ou de ses organes pour que le niveau d’attention soit maintenu à un niveau élevé à moins d’être stimulé régulièrement.

Reste la cohabitation, la présence de modèles de pensées, d’idées et de cultures différentes. Nous devons comprendre les autres, apprendre à communiquer nos différences, nous ouvrir aux différences, apprendre à explorer ce qui nous sépare pour nous faire notre propre opinion. Communiquer n’est plus tout simplement transmettre des messages. Communiquer consiste à travailler sur soi, sur sa personnalité, sur son ouverture au monde, aux idées nouvelles, au vivre ensemble en paix.


Si vous avez envie que les choses changent dans votre vie, vous devez changer des choses dans votre vie, la première chose à changer est votre manière de voir la communication et votre bien-être. C’est un préalable pour plus de réussite dans un monde de plus en plus globalisé et complexe.