La méthode de la halte créative

Stop, halte créative

Connaissez-vous la situation ou vous cherchez désespérément une réponse, une information sans y parvenir? Quand vous tournez un problème en rond dans votre tête sans trouver une issue? Quand vos émotions s’emparent de vous ne vous laissant plus la possibilité de conduire une réflexion sereine et calme?

Dans notre monde de consommation ou tout vas de plus en plus vite; dans notre monde ou nous n’avons plus le temps d’analyser un problème, ou tout doit être disponible tout de suite, où les solutions doivent être immédiates, ou chacun doit immédiatement savoir ce qui convient de faire, ou le fait d’hésiter, de différer une décision est considéré comme faiblesse, comme incapacité, le réflexe prime sur la réflexion et conduit souvent à l’action immédiate.

Il semble à première vue évident que le réflexe (agir immédiatement) est plus économique que la réflexion. La réflexion est lente, elle ne progresse que pas à pas, elle nécessite des retours en arrière, des compléments d’informations, car notre cerveau ne garantit pas la réflexion sans fautes. Réfléchir prends du temps et coûte donc de l’argent.

Réfléchir est un facteur de coûts, mais rares sont les situations ou nous nous sommes penchés sur la question: Comment rendre notre manière de penser, notre manière de réfléchir plus performante? Même dans nos entreprises cette question ne trouve pas sa place. La réflexion étant quelque chose d’abstrait et de personnel, il est difficile de s’en occuper, de mesurer ses performances, de réaliser des conditions cadres favorable à la réflexion.

Comme pour l’empathie, la réflexion compte parmi les expériences humaines qui semblent nous coûter plus qu’elles nous rapporte car à première vue elle est contemplative et elle n’est pas orientée vers l’action.

Est-ce une bonne chose? Est-ce que nous avons les moyens de rendre notre manière de penser plus productive, moins entaché d’erreurs? Que faut-il faire pour y parvenir?

Penser productif

Qui dans sa vie a déjà pris des mauvaises décisions? Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à prendre une mauvaise décision? Il peut y avoir de nombreuse erreurs. Mais toutes tournent autour de la même problématique, une exploration insuffisante, une réflexion arrêté prématurément, une exploration conduite de manière indisciplinée.

Pour éviter que notre cerveau nous joue des tours, nous devons apprendre à mieux le maîtriser. Nous devons arrêter le grand brouhaha, nous devons stopper ce tourner en rond, nous devons interrompre l’emballement automatique et émotionnel pour conduire une réflexion ordonnée.

Si nous ne le faisons pas, nous autorisons notre cerveau à valoriser des situations à peines perçues à travers quelques modèles restitué en toute vitesse et à tout hasard. Le risque est alors très grand que notre cerveau choisisse un modèle inadéquat et que nous prenions une mauvaise décision.

Un tel comportement n’a de la valeur qu’en situation de danger de vie immédiat. En dehors d’une situation de danger immédiat, nous avons la possibilité de conduire une réflexion et nous ne devons pas nous appuyer sur nos modèles intérieurs par simple reflex.

Mais voilà en toute situation notre cerveau nous fournit immédiatement une réponse et nous devons alors choisir entre accepter ce que notre cerveau, nos émotions, nos sentiments nous disent ou pratiquer une halte créative avec un jugement différé. Et cela, est souvent difficile en situation de stress

L’outil de la Halte créative

La halte créative est un outil qui doit vous permettre de freiner cette tendance naturelle de l’être humain, de notre cerveau à donner une réponse immédiate basée sur des enregistrements du passés, des programmes automatiques, intuitifs, instinctifs pour créer une plage de réflexion pas à pas, discursive, afin de vérifier si les automatismes sont des solutions adéquates ou si la réflexion en profondeur serait plus adaptée. Sachons que pour des problèmes pionniers, nous ne disposons que rarement de programmes automatiques adéquats. Les préjugés doivent être mis de côté, l’impulsion naturelle au jugement hâtifs, aux décisions impulsives et à la censure doit être contrée. Une halte créative nous y aide.

Chaque situation est toujours différente et exige une adaptation, une autre ouverture, une nouvelle écoute et une nouvelle approche. Les modèles de représentation du passé ne doivent pas empêcher un regard objectif et nouveau.

L’empathie s’efforce toujours de tempérer les émotions excessives au moyen d’une réflexion délibérée. Quand les émotions et les chaînes de pensées s’emballent une réflexion discursive n’est souvent pas possible. Il faut alors ralentir la cadence, revenir sur ses pas, explorer calmement les situations en instaurant des haltes créatives, en changeant de vitesse de manière délibérée.

L’empathie, tout comme la réflexion discursive ne peut survivre dans une ambiance surchauffée ou glaciale. Les émotions négatives comme le stress, l’inquiétude, la peur, la pression du temps ou la colère instaurent une ambiance de combat ou de fuite peu propice à une réflexion discursive. Pour éviter cela il faut rendre les émotions moins envahissantes pour que l’empathie et la réflexion puissent à nouveau se manifester sereinement.

Les meilleurs résultats découlent souvent d’une approche sereine, discursive, emphatique de toute situation.

La HALTE CREATIVE nous donne les moyens de modifier les conditions cadres pour favoriser une nouvelle approche du problème.

Comment pratiquer une Halte créative?

En voici les étapes:

  1. Dites HALTE à haut voix ou de manière répétée en pensée pour interrompre l’emballement de notre brouhaha intérieur et le tourner en rond.
  2. CALME se mettre au repos, respirer lentement et consciemment, arrêter toute action dans le monde extérieur, ne plus bouger, se taire, éventuellement se lever
  3. SE CONSTRUIRE POSITIVEMENT, penser, en caractéristiques positives et négatives sur la situation, tout d’abord en négatif, ensuite en positif
  4. ORIENTER TOUS LES SENS SUR RECEPTION, les sens externes et internes, mettre pleinement sur réception, écouter, regarder activement, explorer intuitivement la situation, les facteurs qui dérangent, se focaliser sur les sources de dérangements externes, mettre en veilleuse l’attention sur le traitement interne des données.
  5. LE CERVEAU ORGANISE MON ETAT CREATIF, le cerveau cherche de trouve lui-même une issue acceptable pour cette situation difficile. Il annule le comportement inadéquat. Il déclenche un processus de créativité. Le résultat sera intuitif.

Donc dans toute situation ou vous avez le sentiment que votre cerveau ne restitue que les enregistrement du passé, que les peurs prennent le dessus, que votre cerveau commence à tourner en rond, pratiquez la halte créative. Elle vous conduira d’une réflexion intuitive vers l’option d’une réflexion discursive et consciente.