Efficacité des mesures de prévention en matière de santé

Lorsque vous posez la question à des vietnamiens, comme l’a fait le Dr Servan Schreiber quel médecin ils choisissent en cas de besoin, on reçoit comme réponse qu’en cas d’urgence ils choisissent le médecin occidental. Mais s’il s’agit de s’occuper de leur santé hors d’une urgence, ils choisissent le médecin oriental.

Cette question simple démontre bien cette différence essentielle entre médecine occidentale, qui est une médecine de crise et cette médecine orientale qui est une médecine de prévention.

Dès lors il est intéressant de se pencher un peu sur les études qui sont faites pour mesurer l’efficacité de la prévention dans des pays occidentales. Même si de telles études sont souvent lacunaires parce que limitées à des campagnes précises.

L’Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse (vips) a mandaté INFRAS pour analyser l’efficience en termes de coûts de certaines mesures de prévention dans les domaines du diabète, des maladies cardiovasculaires, des vaccinations, de l’ostéoporose et des douleurs dorsales. Voici le lien vers l’étude complète publiée uniquement en langue allemande.

Voici les conclusions: “L’étude montre que les mesures de prévention choisies sont efficientes en termes de coûts, voire même économiques. Une prévention accrue peut améliorer le niveau de productivité. D’un point de vue économique, la mise en œuvre de ces mesures de prévention est justifiée”

Maintenant il serait utile d’approfondir un peu ces conclusions et d’en tirer quelques enseignements Un premier point à mettre en évidence est la distinction entre les actions pour une meilleure santé générale et la prévention, La prévention a pour but d’éviter des couts de maladies qui sont directement attribuable à une maladie précise, comme l’Ostéoporose, le mal de dos, le diabète, problèmes cardio-vasculaires par exemple. L’influence sur l’état général de santé n’est par contre pas pris en considération, car trop incertain à pouvoir être attribué à une cause. Donc dès le moment ou vous avez de multiples facteurs qui influencent la santé, et c’est de plus en plus souvent le cas, il devient quasi impossible d’en dégager la part de chacun des facteurs.

Ce qui est étonnant dans cette étude c’est encore une fois que la santé est mesurée par rapport à la maladie et aux coûts économiques que cela engendre et l’être humain, sa santé est tout simplement oublié. Pire encore, on y trouve des réflexions du type de maladies qui vont suivre, sous-entendu que le bénéfice de la prévention ne nous protège pas des autres maladies que nous pouvons contracter et qui elles pourraient avoir un coût.

L’approche de la maladie par nos sociétés occidentales mérite une toute nouvelle orientation. Ce n’est pas la maladie que nous devons soigner, mais notre santé. Et il existe des voies pour y arriver.