La parole pouvoir créateur ou outil de destruction

Don Miguel Ruiz, dans son livre “Les quatre accords toltèques” le dit bien, Nos paroles sont notre pouvoir créateur. C’est à travers les mots que nous pensons, nous exprimons qui nous sommes, ce que nous voulons faire, recevoir, ce qui nous fait peur. La parole est si puissante qu’un seul mot peut changer toute une vie ou la vie de nombreuses autres personnes.

Pourquoi les mots ont une telle puissance? C’est que les mots peuvent devenir des stimuli pour déclencher des réactions de défense, parfois d’une violence inouîe. Mais ce ne sont pas ces mots qui déclenchent de telles réactions, mais plus les pensées que nos cerveau attachent aux mots. Ainsi un mot comme “secret bancaire” déclenche de grandes passions entre des gouvernements avec des prises de positions violentes.

Un mot c’est en fait un modèle de pensées avec tout ce qui s’en suit. Le fait que l’Homme est un être créatif, indiscipliné et sensible, il ne peut s’arrêter au mot. Il imagine un tas de conséquences et d’aboutissants, le plus souvent des images de catastrophes. Il interprète de manière indiscipliné ce mot sans vouloir savoir exactement ce que celui-ci contient dans la bouche d’une autre personne. Finalement il est encore sensible et arrive à déduire de ce mot et de toute ses pensées un manque de respect pour sa personne, sa position, ses idées. Et voici arrivé au coeur d’une situation conflictuelle, une situation qui pourrait même déclencher des guerres.

Comment s’en sortir? Il n’y a qu’un moyen de se sortir d’une telle situation, C’est stopper ses propres réactions de défense, de se donner une plage de liberté pour remplacer les réflexes par des réflexions. C’est de s’ouvrir aux idées de votre interlocuteur, de vouloir comprendre de manière empathique votre interlocuteur. C’est pratiquer le jugement différé, c’est de se réserver la décision jusqu’au moment ou on est sûr d’avoir bien compris l’autre, Refuser le dialogue, ne peut être une alternative valable, car cela ne permettra jamais de comprendre l’autre et la situation. Qui nous garanti que notre manière de penser la situation est juste? Qui nous garanti que nos réflexions déclenchées par un mot soient irréprochables et compréhensibles pour autrui?

Mais ce qui est valable pour moi l’est aussi pour nos interlocuteurs. Une personne qui refuse le dialogue, une personne qui ne veut pas comprendre le pourquoi et le comment d’une situation, d’une manière d’être et de faire, est une personnalité fermée. C’est quelqu’un qui se sent vulnérable et qui a peur que d’autres idées, d’autres manières de penser et de faire déstabilise son propre modèle du monde. C’est une personne qui s’appauvrit, qui ne se développe pas, qui n’est pas ouvert aux nouveautés.

Hier j’ai assisté à une scène ou une personne a fait un pas pour reprendre contact avec une amie qu’elle n’ pas vue depuis plusieurs années. Mais une idée qui était contre intuitive pour elle a suffi pour qu’elle claque littéralement la porte, coupant séance tenante même les relations par courriel et cela avec une telle violence que je n’ai pas pu m’empêcher de conduire une réflexion et de publier un message sur les drôles de manière des êtres humains d’affronter des mots.

Si vous cherchez à approfondir ce sujet de la parole et de la communication, rendez-vous sur la plate-forme de l’Apprendre reussirensemble.info vous y trouverez de nombreux outils et suggestions pour apprendre à maitriser les idées qui nous semblent contre intuitives sans venir à une telle extrémité et une telle violence.